20.03.2011
La question du porc
Le sujet n'a jamais été tabou. Depuis qu'on se connait, il sait que je mange du porc et que rien ne me fera arrêter d'en manger.
Depuis quelques semaines, pourtant, le sujet plane au dessus de nos têtes. Si la question est réglée pour moi, pour autant nous n'en avons pas discuté clairement.Et ça ressort de temps en temps sous forme de plaisanterie. Ou pas...
Je ne mange plus de porc en sa présence, et j'ai même renoncé à en manger lorsque je sais que je dois le voir en suivant. Il ne m'a rien demandée; il m'a même affirmé lorsque je peinais à choisir ma pizza au restaurant (une pizza sans jambon ou peperoni, c'est impensable!!!!) que je pouvais en prendre une au jambon, que ça ne le dérangeait pas. Ca va, ce n'est pas non plus insurmontable, je peux m'adapter...
Je l'ai toujours dit et affirmé, je ne renoncerai pas au porc; ça n'a aucune signification pour moi, mais surtout je n'en ai pas envie. Sans compter que le porc occupe une grande part dans ma vie. Mon plat préféré n'est-il pas les pâtes à la carbonara? Qui peut envisager une carbonara sans pancetta? Une choucroute sans palette? Un cassoulet sans saucisse de Toulouse? Il y a des moments où le porc est tout simplement irremplaçable...
Par contre, je ne suis pas non plus bornée et je peux m'adapter. C'est la situation de l'une de mes meilleurs amie, une juive qui a aménagé avec un non juif, qui m'a fait réfléchir. Elle lui a interdit tout porc dans la maison. Cela va jusqu'à la présence d'une boite de pâté dans le placard. Là, je dois avouer que j'ai réagi.
N'est-ce pas un peu extrême comme réaction? Il ne faut pas exagérer non plus. Ce n'est pas parce qu'il y a une tranche de jambon dans un tupperware que le monde va s'arrêter de tourner. Pour moi, ça équivalait à de l'intolérance. Je ne sais pas comment l'expliquer mais une reaction aussi radicale, sans concession possible, sans discussion surtout!, me dérangeait et je ne me suis pas priée de le dire.
Lorsque j'ai abordé la sujet avec lui, clairement il était gêné. "Ben tu sais, je peux le comprendre... le porc c'est pêché, tu comprends..." Non justement, je ne comprends pas. Lorsque l'on est assez intelligent (ou lâche, ou fainéant au choix) pour ne pas faire tout ce que prescrit la religion que l'on a choisi de suivre, on s'adapte. Lorsqu'on ne mange pas casher parce que c'est mauvais et contraignant, on n'inflige pas au gens l'interdiction d'acheter du porc... Maintenant, je ne suis pas non plus bornée, je le lui ai dit.
Si je ne comprends toujours pas pourquoi, je peux l'accepter. Pas de porc à la maison (enfin si nous avons un jour une maison à nous; en attendant il y a encore du jambon dans mon frigo)
En y réfléchissant, je me dis qu'il serait fumeur, j'aurais fait preuve de la même intransigence. Pas de cigarette chez moi. aucune. pas de cendrier et interdiction d'allumer quelque mégot que ce soit en ma présence. Je ne transigerai pas là dessus. Le porc sera ma cigarette à moi...
08:25 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : porc, halal, casher


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